Archives mensuelles : mars 2011

Les mini ascenseurs

Les mini ascenseurs répondent à des critères de confort réservés aux budgets conséquents. Ils remplacent l’escalier et sont un élément de valorisation de la maison.

Un projet de mini ascenseur comporte une composante importante de génie civil.

Deux solutions existent pour incorporer l’appareil au bâti : la mise en place d’un conduit maçonné dans lequel se déplace le mini ascenseur, ou une structure plus légère, transparente, qui autorise une vision extérieure et résout les situations où il n’est pas possible de s’appuyer sur un mur porteur.  La verticalité permet de gagner de la place par rapport à des plates formes obliques, d’un plus grand encombrement volumique.

La motricité des mini ascenseurs est assurée par des groupes moteurs hydrauliques, robustes car adaptés à un usage fréquent. Nous sommes davantage dans l’univers des ascensoristes que dans celui des équipements légers de mobilité réduite. Pour cette raison, les niveaux de sécurités (alarmes si blocage) sont élevés.

Tous les mini ascenseurs sont réalisés sur mesure : il s’agit d’un vrai projet immobilier.

Les plates-formes

L’installation d’une plate-forme élévatrice répond à un besoin spécifique, celui de l’élévation verticale des personnes utilisatrices de fauteuils roulants quand l’installation d’un monte-escalier est impossible, soit que l’habitation ne s’y prête pas, soit que la pathologie est trop lourde.

L’installation de la personne dans le fauteuil d’un monte-escalier demande toujours, en effet, une mobilité minimum pour effectuer le transfert.

Les plates-formes peuvent s’installer dans des lieux privés ou publics, en extérieur ou en intérieur. Malgré le fait que l’équipement soit, dans son principe, proche du monte-escalier (un rail fixe sur lequel circule un tableau mobile) les équipements du type plate-forme présentent une complexité particulière, essentiel-lement technique.

Certaines caractéristiques se retrouvent sur quasiment tous les modèles.
Des sécurités adaptées sont présentes, comme le relèvement vertical des
volets qui, au départ, permettent de positionner le fauteuil et qui, pendant
la montée, se relève pour éviter tout risque de chute. Le système de traction
est en général à crémaillère.

Le cadre de l’habitation conditionne nombre d’éléments. Le changement de niveau doit d’abord être évalué : de faible amplitude (de l’ordre d’un mètre) ou plus important. La pente devant être franchie (longueur, inclinaison) conditionne le choix d’une plate-forme à déplacement vertical, ou oblique, le long d’un escalier.

L’environnement immédiat du lieu de pose et de dépose doit aussi être évalué, notamment la présence d’un espace suffisant pour les manœuvres d’entrée et de sortie du fauteuil roulant. Le parcours de la plate-forme suppose que soient appréhendées des contraintes particulièrement techniques : poids du fauteuil roulant (variable selon les modèles dans des proportions significatives), largeur et hauteur, solidité de l’environnement.

Un projet de plate-forme, contrairement à celui d’un monte-escalier simple-ment posé, affecte fréquemment la structure du lieu ; pour cette raison il est indispensable de faire appel à des professionnels qui proposeront chacun, le cas échéant, leur propre solution avec ses avantages et ses inconvénients.

Dans quel cas faut-il un fauteuil à pivotement automatique ?

Le pivotement automatique permet de faire tourner le siège d’un quart de tour environ. Le pivotement automatique répond soit à une contrainte technique liée à l’habitat, soit à une pathologie fonctionnelle du patient

Premier cas d’utilisation,  pendant la montée :
quand la cage d’escalier est trop étroite pour une montée normale, la personne monte non pas perpendiculairement au mur mais légèrement de biais.

L’avantage de ce procédé est avant tout technique puisqu’il permet d’installer un monte-escalier dans l’escalier existant même s’il est trop étroit.

Dans quel cas faut-il un fauteuil à pivotement automatique ?

Deuxième cas d’utilisation, pour l’arrivée en haut :
l’utilisateur n’a pas besoin de débloquer manuellement une manette et de donner une impulsion avec ses jambes pour pivoter, ceci se fait automatiquement.

L’avantage devient ici fonctionnel puisqu’il permet aux clients trop
faibles pour déclencher manuellement le pivotement quand ils sont en haut de l’escalier, de quitter leur fauteuil sans effort, sans risque, et avec une aide minimum.

Dans quel cas faut-il un monte- escalier à siège perche ?

Le siège perche est un fauteuil avec une toute petite assise, placé beaucoup plus haut qu’un fauteuil normal. Le trajet s’effectue debout.

Le siège perche s’utilise quand la personne présente des problèmes articulaires des membres inférieurs, et pour qui  la position assise est donc inconfortable.

Quel sont les avantages du parking bas ?

Avantage 1 : permettre la circulation normale dans un couloir, ouvrir une porte normalement, etc.

Avantage 2 :  pouvoir utiliser l’escalier sans le monte-escalier : pour d’autres membres de la famille, pour des secours éventuels, pour monter et descendre des objets volumineux.

Avantage 3 : concilier l’utilisation du monte-escalier avec les autres aides à la mobilité (déambulateur, béquilles, fauteuils roulants). La personne effectue le transfert facilement dans une zone dégagée, en positionnant son aide à coté du monte-escalier, et peut en outre déposer son équipement pour le retrouver au retour.

Dans quel cas installer un rail relevable plutôt qu’un parking bas  ?

Quand le bas doit être dégagé et que le monte-escalier est droit, sans virage, la solution la plus économique est un rail relevable (disponible chez certains fabri-cants uniquement), car il évite la fabrication sur mesure exigée par un parking.

Lorsque l’escalier comporte un ou plusieurs virages, et qu’un obstacle ne permet pas d’installer un parking, le rail relevable est encore la meilleure solution.

Dans quel cas faut-il un parking en haut de l’escalier ?

Le problème n’est pas le même que pour le bas de l’escalier : le fauteuil n’est pas positionné sur le sol mais sur la dernière marche, afin que la personne puisse s’asseoir  à niveau, sans effort.  Au contraire, en bas, le fauteuil est sur le sol.

Conséquence : les questions liées à l’encombrement ne se posent pas pour l’espace du haut mais uniquement pour la cage d’escalier, car le fauteuil stationne dans la cage.

Le parking haut est alors la solution : cette option consiste à rajouter une portion de rail qui, en tournant de 90 ou de 180 °, libère la cage d’escalier.

Le parking haut est indispensable quand l’utilisateur présente certaines pathologies (avantages 1 et 2), ou quand la cage est trop étroite car l’espace est alors occupé par le fauteuil (avantage 3).

Quels sont les avantages du parking haut ?

Avantage 1 : pour les  personnes utilisant une aide à la mobilité (canne, cannes anglaises, déambulateurs ou  fauteuil roulant), le parking haut permet d’effectuer le transfert sans être face au vide, donc sans risque de chute.

Avantage 2 : pour les personnes présentant des troubles de l’équilibre, de la coordination et de la mobilité (Parkinson, accidents cardio-vasculaires et cérébraux, arthrose), le parking permet le transfert loin du vide de la cage d’escalier.

Avantage 3 : pouvoir utiliser l’escalier sans le monte-escalier : pour des aidants, pour d’autres membres de la famille, pour des secours éventuels, pour monter et descendre des
objets volumineux.

Dans quel cas faut-il un parking en bas de l’escalier ?

Un monte-escalier ne peut pas être stationné sur la marche du bas, car sinon, la personne ne pourrait pas monter dessus.

Pour cette raison, le départ bas des monte-escaliers est toujours positionné sur le sol. Quand il n’est pas en cours d’utilisation, il prend donc de la place et dans certains cas, en bas de l’escalier, l’encombrement du siège ne permet plus de circuler normalement

Quand l’escalier arrive sur un couloir étroit ou débouche sur une porte.

Quand la cage d’escalier est étroite et que le siège empêche d’utiliser normalement l’escalier, pour d’autres personnes, un aidant notamment.

Le parking est alors la solution : cette option consiste à rajouter une portion de rail qui, en tournant de 90 ou de 180 °, libère le bas de l’escalier.

Ce parking bas n’est pas une option de confort mais la solution à une contrainte technique fréquemment rencontrée. Sans parking, l’utilisateur ne pourrait plus circuler en bas de son escalier, ce qui serait pénible et très souvent difficile.