Archives mensuelles : juillet 2012

La vague de « binge drinking » chez les seniors

Pour les amateurs de boisson alcoolisée, le binge drinking est une tendance en vogue qui consiste à boire le maximum d’alcool durant le moins de temps possible. Si cette « hyper alcoolisation » est très célèbre auprès des adolescents, les plus de 65 ans ne sont pas en reste car 10% des personnes âgées américaines en sont de vraies adeptes. Une addiction plutôt inquiétante pour Indépendance Royale.

Selon une étude britannique sur l’impact du binge drinking sur les fonctions cognitives, le fait de boire quatre ou cinq verres d’alcool en une seule occasion est très nocif pour les capacités cognitives. Dirigé par le docteur Lain Lang, l’équipe de chercheurs de l’Université d’Exeter d’Angleterre s’est basée sur les résultats de la Health and Retirement Study (HRS), une enquête nationale menée sur 5 075 adultes américains. Pendant huit ans, la fonction cognitive et la mémoire des sujets ont été évalués lors d’appels téléphoniques particuliers.

Les résultats de l’enquête ont démontré que 8% d’hommes et 1.5% de femmes s’adonnent au binge drinking une fois par mois. En agissant ainsi, ces personnes augmentent à 62% le risque de décadence cognitif et le risque supplémentaire de grande perte de mémoire atteint les 27%.

Interrogé par Science Daily sur les résultats de ses recherches, le docteur Lain Lang a confié : « Les résultats de notre étude sont inquiétants car le lien entre le déclin cognitif et le risque de démence est prouvé ». Et le spécialiste convie les organismes spécialisés dans l’assistance des personnes âgées à doubler de vigilance car « D’une part, les seniors et leurs médecins devraient prendre conscience que le binge drinking augmente le risque de déclin cognitif pour changer leur comportement face à la consommation d’alcool. D’autre part, les autorités sanitaires devraient prendre en compte que le problème du binge drinking ne se cantonne pas aux adolescents et aux jeunes adultes. Nous devons adapter nos politiques de prévention à cette nouvelle donne ».

Euthanasie : un sujet sensible pour le public

Dans un entretien accordé au journal Le Figaro, l’ancien ministre Jean Leonetti revient sur les propos de François Hollande concernant la mise en place d’une concertation sur la fin de vie.

En tant qu’ancien premier vice-président de l’UMP et auteur de la loi de 2005 sur les droits des malades et à la fin de vie, Jean Leonetti évoque l’importance du débat sur l’installation d’une commission de réflexion sur la fin de vie. Il déplore seulement le fait que le chef de l’Etat mise sur l’intervention des hommes politiques et les experts du domaine, alors que l’euthanasie et la fin de vie est un sujet qui touche de près le public. Un point de vue partagé par Indépendance Royale.

La commission sera présidée par Didier Sicard, le dirigeant du Comité consultatif national d’éthique(CCNE) à l’origine de l’ « exception d’euthanasie ». Questionné sur ce choix, Jean Leonetti affirme : « Pour Didier Sicard, que j’ai auditionné deux fois au moment de la révision de la loi, l’exception d’euthanasie est une exception pénale et non médicale. Elle interviendrait après coup: après l’acte d’euthanasie et après l’examen des circonstances par un avis d’experts. Or, aujourd’hui, le juge a l’opportunité des poursuites. Dans des affaires d’euthanasie, il peut déjà s’entourer d’experts afin de comprendre si l’homicide s’est passé dans un contexte compassionnel et à la demande du malade. À la lueur de ces informations, il peut très bien décider de ne pas poursuivre. C’est pourquoi la proposition de Sicard n’avait pas été retenue. Elle figure déjà dans notre droit ».

Pour ce qui est des soins palliatifs, François Hollande compte beaucoup sur une meilleure prise en charge des malades et Jean Leonetti confirme que le président a « salué notre action dans ce domaine tant sur le plan législatif que sur le plan pratique ».

Alma11 : vers une éradication de la maltraitance des séniors

L’inauguration de la première permanence d’écoute de l’association Alma 11 (ALlô MAltraitance des personnes âgées et/ou handicapées) se tiendra le 17 juillet prochain à 9 heures. Parmi les initiateurs du programme, Bernard Laurens, président du département de l’Aude, et Pauline Leglatin, coordinatrice nationale de l’association, confirment l’importance de cette mesure au niveau de la région Languedoc-Roussillon.

D’un point de vue technique, les appels téléphoniques seront gérés par quinze bénévoles qualifiés pour traiter les signalements des cas de maltraitance. Selon Bernard Laurens, l’association a toujours su respecter « La confidentialité, la discrétion, l’indépendance et la neutralité sont garanties ». C’est ce qui fait sa renommée auprès de l’Agence régionale de santé (ARS) et les divers services de la cohésion sociale.

Aude : plusieurs cas de maltraitance

Malheureusement, le taux de maltraitance des personnes âgées est très élevé dans le département. En effet, Pauline Leglatin parle d’ « une vingtaine de dossiers sont suivis dans l’Aude, et 4 000 au niveau national ». Toujours sur un point de vue statistique, Stéphane Deleau, délégué territorial de l’ARS, déplore une hausse constante des cas signalés. Selon lui, « La commission des plaintes a enregistré 33 réclamations en 2011, et déjà 37 pour les six premiers mois de l’année 2012. ».

Parce que le sujet demeure tabou et très sensible, les victimes n’osent pas toujours se confier et ce n’est qu’après la mort d’une victime que les proches osent signaler les cas de maltraitance afin d’épargner les autres résidents. Ce qui est vraiment important pour Indépendance Royale car les cas de maltraitance concernent surtout les mauvaises prises en charge médicales, les conditions d’hygiène et la sécurité des pensionnaires des établissements pour personnes âgées.

Top-models : les seniors aussi

Le 19 juin prochain, la ville de Nice organise une séance de casting pour les personnes âgées. Les top-models issus de cette journée auront l’immense honneur de représenter la ville lors du défilé de mode du salon Senior Avenir qui se déroulera en décembre à Acropolis.

Parmi les aînés déjà inscris, Nadine Ferrand et Hervé Nouvel se préparent déjà pour impressionner les jurys et le public de la plage du casino Ruhl. Actuellement âgée de 62 ans, Nadine Ferrand a toujours rêvé de percer dans le milieu du mannequinat mais sa taille de 1,58 m a été son plus grand handicap. Heureusement, le salon Senior Avenir ne juge pas les tailles.

D’un premier coup d’œil, Nadine Ferrand est une jeune retraitée très coquète qui joue avec son maquillage et ses habits très en vogue. Et pour la séance du 19 juillet, elle compte miser sur son élégance en optant pour une tenue à la fois sobre et féminine car selon ses dires : «Pas de minijupe. À mon âge, on évite.». Pour ce qui est du choix de ses habits, Nadine explique : «J’ai une retraite modeste, alors je ne mets pas de grandes marques. J’achète mes robes dans des boutiques bon marché et, pour ne pas retrouver le même modèle sur les autres, je le personnalise.»

De son côté, Hervé Nouvel est un ancien informaticien retraité de 62 ans qui adore soigner son apparence. Il compte beaucoup sur ses proches pour l’aider un peu sur les bases du métier de mannequin. De plus, il confirme : «Je fais du théâtre, donc j’ai l’habitude de la scène. Et un défilé de mode, c’est une expérience que j’avais envie de tenter.».
Indépendance Royale espère que ces deux candidats seront retenus pour avoir le plaisir des contempler sur la piste du salon Senior Avenir les 8 et 9 décembre prochains.

Les seniors et leurs conditions de travail

Le 12e Baromètre Seniors en entreprise a été l’occasion de revenir sur les conditions de travail des personnes âgées. En tant que victimes de l’inaction des chefs d’entreprises pour ce qui est de leur gestion de carrière, elles comptent énormément sur le nouveau « contrat de génération » proposé par l’actuel gouvernement. En effet, ce projet effectif en 2013 encourage les seniors qui veulent sauvegarder leur emploi car elle se fonde sur le principe suivant : « un jeune de moins de 30 ans embauché, un senior de plus de 55 ans maintenu dans son emploi pour en être le tuteur». Une formule gagnant-gagnant soutenue par Indépendance Royale.

Mais pour le moment, 76% des aînés interrogés déplorent l’inexistence de dispositif de tutorat dans leurs entreprises. Dans le cas contraire, seuls 34% des tuteurs actuels ont pu suivre une formation, avoir plus de temps libre ou même toucher une paye complémentaire.

Un sentiment de délaissement

Malgré leur grande expérience et leur ancienneté, les seniors sont loin d’être satisfaits par leur salaire. Durant les trois dernières années de leur carrière, 78% des seniors n’ont jamais été augmentés, 85% n’ont plus étés promus ou affectés sur un nouveau projet et 82% pensent en être arrivés au bout de leur carrière. Plus effrayant encore, 40% des personnes âgées souffrent de harcèlement à cause de leur vieillesse.

Un avenir encore incertain

En ce qui concerne la retraite, les avis des seniors semblent s’accorder puisqu’ils espèrent tous partir à 60 ans. Le problème réside sur le calcul des années de travail nécessaires pour obtenir une retraite à taux plein. En attendant donc, ils hésitent sur les mesures à prendre concernant leur bilan de retraite puisqu’ils n’ont visiblement pas profité de l’entretien de seconde partie de carrière obligatoire instaurée par la Loi sur l’orientation et la formation de novembre 2009.