L’euthanasie est un sujet sensible qui affecte vraiment la qualité de vie des Français. En tant que Chef de l’Etat, François Hollande a proposé l’ouverture d’un grand débat public sur la fin de vie. Cet échange sera mené par le Professeur Didier Sicard, ancien président du Comité consultatif national d’éthique et aura comme objectif de délimiter les limites de la loi Leonetti concernant « les cas exceptionnels où l’abstention thérapeutique ne suffit pas » à soulager un patient torturé par une « douleur irréversible ».
Interrogé sur son rôle, Didier Sicard confie : « Je souhaite que l’on ne fige pas toute cette réflexion autour de la sempiternelle question : euthanasie ou pas euthanasie. Mon souhait est que nous réfléchissions à tout l’environnement de la fin de vie. ».
Mais Indépendance Royale est d’avis qu’il sera impossible de ne pas aborder la question de l’euthanasie et de ne pas franchir ainsi la ligne jaune de l’interdit de l’euthanasie énoncé dans la loi Leonetti.
Du côté des parlementaires, de nouvelles propositions de loi sur l’euthanasie ont été avancées. Parmi les dépositaires, Gaëtan Gorce est un sénateur socialiste de la Nièvre membre de la commission Leonetti. Il affirme que « notre société n’est pas encore prête » à lever l’interdit qui protège actuellement toute vie humaine. C’est ce qui l’a amené à faire une proposition inspiré de l’« exception d’euthanasie » inventée en mars 2000 par le Comité d’éthique.
Concrètement parlant, la proposition de loi vise à éclairer « Si le médecin constate qu’il ne peut soulager la souffrance d’une personne en phase avancée et non terminale d’une affection grave et incurable, qui exprime le souhait d’une mort médicalement assistée, il peut saisir une commission ad hoc de médecins, de psychologues et de juristes praticiens et de représentants de la société civile afin d’obtenir un avis éthique médical et juridique sur la situation à laquelle il est confronté (…) Cet avis doit permettre de caractériser la maladie dont souffre le patient, le caractère libre et réitéré de sa demande, l’existence ou l’absence d’issue juridique à cette demande. » .