A Nîmes, un nouvel accueil de jour ouvrira bientôt pour offrir aux victimes d’Alzheimer un traitement basé sur l’exploitation des potentialités du patient. A l’origine du projet « Les Jardins d’Aloïs », Patricia Floutier, cadre infirmier maîtrisant la prise en charge des seniors et des malades d’Alzheimer s’est inspirée de la philosophie Carpe Diem de Nicole Poirier, fondatrice de la Maison Carpe Diem située à Trois-Rivières, entre Québec et Montréal.
Dans cette résidence québécoise, les patients évoluent dans un cadre serein et agréable puisqu’il n’existe aucune distance entre eux et les salariés. C’est un des points forts des Jardins d’Aloïs qui sera dirigé par 3 à 4 aides médico-psychologiques chargés de s’occuper d’une quinzaine de malades d’Alzheimer et d’autres maladies démentielles. Puisque chaque personne est unique, la fondatrice compte instaurer une relation singulière avec les patients : prendre en compte la personnalité et les goûts avant la maladie, mettre en valeur les potentialités au lieu des difficultés.
Vivre comme à la maison
Avec l’absence d’horaires à respecter et des contraintes sur les activités, la vie dans le nouvel accueil de jour misera sur une ambiance conviviale et chaleureuse comparable à celle du domicile des patients : cuisine, jardinage, suivi des actualités, etc. Des activités qui nécessiteront une grande implication du personnel formé directement par Nicole Poirier.
Une relation intergénérationnelle
Outre la philosophie Carpe Diem, Indépendance Royale apprécie le projet intergénérationnel des Jardins d’Aloïs dont les résidents seront mis en contact direct avec les enfants de la crèche Vivadom. Enfin, la responsable prévoit une intervention au domicile des malades pour renforcer les liens entre les salariés et les patients, tout en instaurant une relation de confiance.