Troubles de l’audition vont de pair avec le grand âge

D’après le dernier sondage TNS-Sofres intitulé « marqueurs et perception de la séniorité en France », la surdité marque plus le grand âge tandis que les rides et la presbytie viennent en fin de classement des signes de vieillesse. Parmi les 1010 personnes de plus de 15 ans qui ont participé à l’enquête téléphonique, Indépendance Royale rapporte que ¾ estiment que le seuil de « séniorité » est atteint à l’âge de 59 ans, 20% des hommes et 10% des femmes optent pour 50 ans et 14% des hommes et 24% des femmes ne veulent vieillir que vers 70-79 ans. Au niveau des marqueurs du grand-âge, les individus ont évoqué les troubles de la mémoire (46%), la surdité (42%), la vue (34%) et les rides (26%). Pour 75% des participants, une consultation chez un audioprothésiste implique un suivi régulier personnalisé.

Les troubles de l’audition : la prise en charge

Dès les tous premiers problèmes de compréhension dans un endroit très fréquenté, il est indispensable de contacter un ORL pour réaliser un bilan audiométrique. Généralement, la presbyacousie arrive à 60 ans et 66% des personnes âgées de 70 ans en sont victimes. Chez les personnes qui préfèrent lire sur les lèvres ou ne plus sortir, il y a un risque accru de déclin cognitif lié à la surdité, l’isolement ou la dépression. Ce qui explique donc le besoin précoce en appareillage bilatéral pour retarder la dégradation de la compréhension et augmenter les chances de réussite de la chirurgie cochléaire. En outre, l’appareillage agit en retardant la réorganisation des voies auditives du système nerveux central et prévenir les traumatismes sonores à l’origine des pertes auditives.

Bien-être et mieux-vivre avec la seconde édition du « Train Bien vivre… Toute sa vie »

Avec le thème « Bien Vivre dans son corps et dans sa tête, Bien Vivre avec son environnement et son entourage », la deuxième édition du « Train Bien vivre… Toute sa vie » passera dans toute la France du 10 au 27 septembre 2013 pour répondre aux questions d’un public de tous âges à la recherche de bien-être et de mieux-vivre.

D’après les prévisions statistiques, un Français sur trois sera âgé de plus de 60 ans en 2050 et il serait plus que temps de trouver les solutions efficaces pour réussir à accepter le vieillissement avec enthousiasme et dans la bonne humeur, sans trop se focaliser sur les éventuelles inquiétudes, la peur de l’isolement, les problèmes de santé et la baisse de la capacité physique.

Des solutions novatrices au service des personnes âgées

Grâce à la SNCF, sa filiale Trains Expo et les différents autres partenaires, le train présentera une exposition sur les dernières solutions technologiques du présent et du futur, la prévention, les services et informations, la santé, la stimulation intellectuelle, les activités physiques et plusieurs autres idées intéressantes qui permettront aux visiteurs d’avoir un aperçu sur la notion de bien vivre.

Des animations

Suivant les thèmes abordés (habitat, loisirs, santé, prévention ou services à la personne), les collaborateurs de l’événement miseront sur leurs expériences durant les animations pour apporter des conseils aux nouveaux seniors et tenter de vaincre les tabous autour du vieillissement.

Un programme chargé

Parmi les activités proposées durant l’événement, Indépendance Royale cite entre autres les espaces didactiques dédiées au maintien de l’autonomie, les programmes Ré-Actif Senior et Mémoires Actives, les espaces dédiées au vivre « chez soi » et la visite sensorielle du concept de résidences.

Une alimentation riche en fer pour lutter contre l’Alzheimer

Une récente recherche de l’Université de Californie à San Francisco a prouvé qu’une alimentation riche en fer aide à prévenir l’apparition de l’Alzheimer et toutes les autres maladies dégénératives.

L’expérience

Cette relation entre l’anémie et la démence a été prouvée après une étude rapprochée des cas de 2 500 personnes âgées de 70 à 79 ans. Parmi ces participants à la recherche, les patients qui représentaient de faibles niveaux de globules rouges étaient plus sujets aux troubles comme l’Alzheimer. Cela s’explique par le fait que l’anémie affaiblit l’approvisionnement en oxygène du cerveau, détruit les neurones et diminue la mémoire et les capacités de réflexion. Outre la perte de sang, la carence en fer peut causer l’anémie. Parmi les auteurs de la recherche, le docteur Kristine Yaffe conseille aux personnes qui ne veulent pas souffrir de maladies démentielles d’avoir un régime alimentaire riche en fer.

Les réactions des scientifiques

Parmi les experts qui se sont intéressés aux résultats de cette étude, le docteur Eric Karran de l’Association de recherche sur la maladie d’Alzheimer de Grande-Bretagne a confié que, comme avec les précédentes études sur le sujet, ces dernières expérimentations confirment l’existence d’un lien entre l’anémie et la hausse du risque de démence. Toutefois, il est encore trop tôt pour affirmer que l’anémie est un facteur direct de la maladie.

En attendant les résultats des autres recherches indispensables pour préciser l’existence de ce lien, Indépendance Royale vous conseille de profiter de ces découvertes sur la démence pour assainir votre mode de vie : une alimentation méditerranéenne riche en fruits, légumes et poissons gras, un verre de vin rouge de temps en temps et éviter à tout prix le tabagisme.

La robotique au service des seniors

Issu d’un projet de recherche européen, Hobbit est un robot conçu pour améliorer la condition de vie des personnes âgées. Il a été programmé pour ramasser toutes les choses qui ont tendance à tomber par terre et dégager tous les passages de la maison en enlevant les objets déplacés telles les chaises.

Depuis quelques temps, les experts des universités autrichiennes, grecques et suédoises collaborent pour mettre en place ce prototype conçu pour limiter les risques de chutes des seniors maintenus à domicile. Lors de sa conception, le design était réalisé par les spécialistes de Vienne et de Lund tandis que la fondation grecque Hellas, spécialiste de la recherche et de la technologie, a travaillé sur le contrôle tactile.

Parmi les responsables du projet, le docteur Markus Vincze de l’Université de Vienne, en Autriche mise sur Hobbit pour apporter une solution mobile non rattachée à son utilisateur pour prévenir la chute à la maison. Pour Indépendance Royale et toutes les structures de soins, la chute est un véritable fléau pour les personnes âgées vivant à domicile qui n’ont pas accès à un service d’urgence et qui souffrent souvent de séquelles handicapantes à cause du retard de l’intervention. Avec Hobbit, le taux de risque est limité avec le dégagement de l’espace et le ramassage des objets susceptibles de provoquer des glissements.

Des défis technologiques et techniques

Le docteur Vincze confie que le projet a choisi le défi de créer une aide facile à utiliser pour une personne âgée censée l’employer de manière naturelle et intuitive. Il suffisait ensuite de réussir à installer toutes les pièces dans un seul et unique système et faire fonctionner la reconnaissance vocale, les gestes, les écrans tactiles et diverses modalités de l’interface.

Polémique sur les produits anti-cholestérol

Dans son ouvrage « La Vérité sur le cholestérol » paru aux Editions du Cherche midi le 21 février 2013, le professeur Philippe Even ouvre le débat sur la prescription abusive de statines sur les patients âgés. Selon ses propos, le cholestérol ne présente aucun danger pour les seniors et l’utilisation de ces anti-cholestérols dans 9 traitements sur 10 constitue « un dérapage scientifique et éthique ainsi qu’une cascade de tromperies moralement choquantes qui n’ont aucun exemple dans toute l’histoire du médicament ». Indépendance Royale rappelle que depuis plus de 20 ans, les statines servent à réduire le taux de cholestérol dans le sang afin de prévenir les risques de maladies cardiovasculaires. Ces médicaments sont surtout préconisés dans les antécédents cardiaques mais ils sont actuellement prescrits en traitement préventif chez les malades présentant un taux élevé de cholestérol.

Un phénomène inquiétant

D’après les données statistiques, cinq millions de Français suivent un traitement à base de statines. C’est ce marché estimé à 2 milliards d’euros par an qui est responsable du quart du déficit de notre assurance maladie. A l’échèle mondiale, les 200 millions de malades débloquent 25 milliards de dollars par an.

Les avis des spécialistes

En réaction à ces propos du professeur Even, la Haute Autorité de santé ou HAS confirme l’existence de « recours abusifs » mais elle préfère conseiller aux malades de « ne pas interrompre leurs traitements sans en avoir discuté avec les médecins traitants » car les statines sont indispensables durant le traitement des patients victimes de séquelles d’accident cardiovasculaire ou en tant que prévention pour les personnes qui présentent les facteurs de risque clés comme le diabète, l’hypertension ou le tabagisme.